Conclusion

Publié le par peutondefinirlesexedunhermaphrodite.over-blog.fr

Tous ces différents types de sexe concourent à la mise en place de notre identité sexuelle. Qu’une dissonance apparaisse à un niveau et c’est toute notre identité qui se retrouve fragilisée si ce n’est remise en cause. Par exemple, la situation de Caster Semenya, une femme sportive qui présenterait des testicules intra-abdominaux. La polémique tourne sur la sécrétion supplémentaire de testostérone qui améliorerait ses performances sans que cela relève du dopage. Doit-elle alors concourir avec les hommes bien qu’elle se sente femme et qu' elle ait un certificat de naissance la reénetant en tant que femme ? La question est plus délicate que prévu. Bien que ce soit un cas extrême, il est révélateur de la complexité de notre identité sexuelle qui ne peut simplement se définir par la séparation naïve « femme/homme ».


 La première question que l'on pose si nos amis ou notre famille ont eu un bébé : "C’est un garçon ou une fille ? » La réponse nous paraît toute simple : cependant parfois, il y a comme un doute…


C’est ce que l’on appelle les « hermaphrodites ». Ces personnes ont des organes génitaux internes ou externes qui étonnent. Elles ne sont pas malades, mais simplement différentes. Normalement, le garçon développe un pénis (grâce à la testostérone) et la fille un clitoris (manque de testostérone). Il arrive cependant qu’un fœtus féminin produise  trop d’hormones mâles et qu’on voit apparaître des testicules ou même un petit pénis. Ce sont des personnes qu’on appelle « intersexuées ».


Les parents de ces enfants sont souvent sous le choc : en effet, nous avons tous l’idée du garçon ou de la fille bien présente dans notre tête. Un enfant de sexe indéfini est un bouleversement, un handicap pour la plupart des parents. Ils vivent cela comme un traumatisme, une injustice de la nature.


Que faire ? Les médecins proposent des opérations très douloureuses et compliquées, souvent dès la naissance. Il faut se décider pour un sexe le plus tôt possible, opérer l’enfant et lui donner un traitement hormonal. La question actuelle est : est-ce suffisant pour que l’enfant puisse vraiment d’identifier avec son nouveau sexe ? C’est une opération irréversible et on ne peut jamais être sûr d’avoir fait le bon choix. Aujourd’hui, les médecins préconisent d’attendre et laissent à l’enfant ou l’adolescent le libre choix. C'est un grandissant que lui seul pourra déterminer son vrai côté féminin ou masculin. Cette précaution est certainement emprunte de souffrance mais, on ne peut pas devenir homme ou femme simplement suite à une opération. Qui est-on vraiment à l’intérieur ?


Lorsqu’on ne se sent ni un homme, ni une femme, toutes les opérations possibles ne changeront rien… Aujourd’hui, il existe des tests de féminité. C’est un processus très compliqué qui ne donne que de faibles résultats. Il est très difficile d’apporter une vraie réponse médicale ,car on sait aujourd'hui, qu'il n'existe pas de simples marqueurs pour faire la différence entre les sexes.

 

Comment appréhender cette possibilité, de devenir homme ou femme ? Et pourquoi doit-on choisir ? Que se passe-t-il, lorsqu'à 30 ans, on apprend que l'on est hermaphrodite ?

Certaines cultures voient l'hermaphrodisme comme un statut quasi divin. Mais les sociétés occidentales associent encore l'hermaphrodisme à la monstruosité, à l'anormal. Pour résister aux pressions sociales un élément est déterminant : le soutien de la famille.


 

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